24 octobre 2017

INDIANA JONES 4 - RECUT



Oui, Indiana Jones 4 était une mauvaise blague.
Et Steven Spielberg l'a annoncé dès le plan d'ouverture, avec le gros logo PARAMOUNT qui part en fondu enchaîné sur une petite motte de terre d'où sort une vieille marmotte en 3D rigolote... Ça fait plaisir.



Le film est crépit de scènes à chier, et pleines d'effets numériques qui sentent bon Georges Lucas.

Alors un jour j'ai voulu faire un test.
Qu'est ce qu'il ce passe si on enlève le maximum de truc pourris ? Scènes/Plans/Dialogues...
Est-ce qu'on peut obtenir un meilleur film, juste en élaguant ?
Est-ce que l'histoire peut rester fluide et cohérente quand on coupe dedans comme dans un gros camembert  qui pue ?

J'avais fait un premier remontage de la version DVD en 2010, et cette année je l'ai retapée une dernière fois en version HD, avec pleins de petits ajustements. (dont 3 FX!)
Je ne sais pas si le film est mieux, ou bien, mais je pense qu'il est un peu plus "sobre" comme ça.

Même si j'ai du faire pleins de concessions, voici la version finale, avec sous-titres Anglais et français.

Si vous n'avez jamais vu l'original, matez celui-ci en premier.
Je vous balance une sélection de scènes coupée plus loin dans le post, ça vous fera de belles surprises !

Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, je suis curieux.

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13 mars 2017

12 février 2017

La génèse de Jean Doux (SPOILER ALERT !)

A l'origine "Jean Doux et le mystère de la disquette molle" était un projet de film live, que j'avais commencé à développer en 2008.
A l'époque il s'appelait CTRL-Z (bravo), et l'idée était née du mariage entre ma passion pour les récits d'aventures, à la Indiana Jones, et l'humour minitel de "Message à caractère informatif" que je possédais sur support video laser disk.

J'avais fait le tour de tous les Emmaüs de Lyon pour trouver le maximum d'accessoires de bureaux des années 80/90, mais tout ce merdier n'a servi qu'à cultiver des moisissures et de sales odeurs dans la cave de mon daron pendant 9 ans.


Je m'étais même usé le fion à fabriquer cette mallette d'aventure intérieur cuir.
Ca ne se voit pas sur la photo, mais il y a une lampe torche fonctionnelle intégrée dans la poignée.
Quelques crobars d’antans :


Ici on peut voir un bout de storyboard de la séquence ou le héros (qui ne s'appelait pas encore Jean Doux) récupère un lot de disquettes dans un débarras.



J'avais traîné mes potes dans de vieilles ruines pour faire du repérage.
Le mec qu'on voit assit les deux jambes dans le vide, est tombé dans le trou (véridique).




Ensuite j'ai bougé à Paris, puis à Londres, et ce n'est qu'en 2012, après les débuts du blog de Georges Clooney, que j'ai commencé à envisager d'adapter cette histoire en BD, peut être, un jour, qui sait.

Des recherches de l'époque :








Puis il y a eu le premier bouquin Georges, et le deuxième en 2014.



Un Jean Doux et une Jeanne-France, Georges Clooney vibe :
Et enfin, en Juin 2015, je propose l'idée aux editions Delcourt, et c'est la validance.
Alors je réunis toutes mes conneries et je m'y mets sérieusement.



Elaborance d'une timeline de l'histoire en mode post-it :


Cherchance d'un style graphique adapté :








Renseignance sur l'histoire de la broyeuse à papier :








Demandance d'aide au Centre National du Livre (CNL).
Ils me dirent "non".


Je continue quand même.


(Ancienne version de la scène d'intro)






Un bout de découpage :




La salle du proto niveau 12 en 3D :



Tests de couvertures :







Impression :






Et le 25 janvier 2017, soit 9 ans plus tard et 1 an et demi de boulot, Jean Doux finalement fût.